Nurith Aviv tisse des liens entre récits biographiques et récits sur le biologique. À partir de photographies issues de ses archives personnelles, des souvenirs et des réflexions que ces images éveillent en elle, la cinéaste va à la rencontre de chercheurs en neurosciences pour évoquer avec eux des sujets tels que la mémoire, les neurones miroirs, le bilinguisme, la lecture, l’odeur, ou encore les traces de l’expérience.
Nurith Aviv est la première femme chef-opératrice reconnue en France. Elle a fait l’image d’une centaine de films (Agnès Varda, Amos G itaï, René Allio, Jacqu es Doillon, entre autres). Elle a elle-même réalisé quatorze films documentaires, en faisant des questions de langue un terrain de recherche personnel et c inématogra phique. « Je cherche toujours la même chose, ces variations sur le sujet ; les langues, la filiation , la transmission, la perte … » di t-elle. Ses six derniers films sont sortis a u cinéma accompagnés d’un grand nombre de débats avec des écrivains, des philosophes, des psychanalystes.
Elle est l’invitée de ce double rendez-vous CinéPsy de décembre, en partenariat avec l’ÉPIC (l’École de Psychiatrie Institutionnelle de La Chesnaie).

bande annonce du film la poetique du cerveau
La critique par Samuel Douhaire – Télérama
« Les paroles de ces chercheurs, étonnamment accessibles et émouvantes, remettent en cause la détermination génétique : les résultats de leurs expériences prouvent en effet l’importance de la rencontre avec autrui pour se constituer soi-même. La documentariste israélienne relie ces discours scientifiques sur le cerveau à sa propre histoire dans une mise en scène poétique, scandée par de magnifiques plans d’arbres et de fenêtres. Comme autant d’ouvertures sur l’imaginaire… »
