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Actuellement au cinéma Les Lobis – BLOIS
DE CHAQUE INSTANT

DE CHAQUE INSTANT

Chaque année, elles sont des dizaines de milliers à se lancer dans les études qui leur permettront de devenir infirmières. Admises au sein d’un « Institut de Formation en Soins Infirmiers », elles vont partager leur temps entre cours théoriques, exercices pratiques et stages sur le terrain. Un parcours intense et difficile, au cours duquel elles devront acquérir un grand nombre de connaissances, maîtriser de nombreux gestes techniques et se préparer à endosser de lourdes responsabilités.  Ce film retrace les hauts et les bas d’un apprentissage qui va les confronter très tôt, souvent très jeunes, à la fragilité humaine, à la souffrance, la maladie, et aux fêlures des âmes et des corps.

Genre : Documentaire
Durée : 01h45 Réalisation : Nicolas Philibert

Le Ciel étoilé au dessus de ma tête de Ilan Klipper France, 2018, 1h17, Comédie

Ciné Rencontre avec Ilan Klipper, réalisateur,et Frank Williams, acteur et compositeur de la bande originale, jeudi 30/08 :

> 18h : une conférence musicale de Frank Williams au Lobis Bar

> 19h : pique-nique tiré du panier au Lobis Bar

> 20h30 : projection du film suivie d’une discussion en salle.

 


Bruno a publié un fougueux premier roman en 1996. La presse titrait : « Il y a un avant et un après Le ciel étoilé au-dessus de ma tête ». Vingt ans plus tard, Bruno a 50 ans. Il est célibataire, il n’a pas d’enfants, et vit en colocation avec une jeune Femen. Il se lève à 14h et passe la plupart de ses journées en caleçon à la recherche de l’inspiration. Pour lui tout va bien, mais ses proches s’inquiètent….

Le mot de l’Acid

« Vous qui entrez ici,… » attendez-vous à être malmené… Malmené car toutes vos certitudes seront constamment bousculées, et parfois totalement remaniées : où est le réel, où est la fiction ? Où est la sincérité, où est le jeu ? Où est la raison, où est la folie ? Et avant tout : quel est le genre de ce film, qui s’engage sous la bannière de la citation kantienne : « Deux choses remplissent l’esprit d’admiration et de crainte incessantes : le ciel étoilé au-dessus de ma tête et la loi morale au dedans de mon cœur »… ?
Tout commence sous des airs de comédie volcanique. Mais l’hystérie, pour une fois, est attachée à une figure masculine, et non féminine, comme le voudraient l’étymologie et les a priori. Couvert d’une robe de chambre qui semble ne jamais glisser de ses épaules, apparaît Bruno, auteur, vingt ans plus tôt, d’un livre éponyme unanimement salué par la critique, passant ses jours et ses nuits à chercher une inspiration nouvelle, à grand renfort des danses désarticulées sur fond de musique hurlante et de gesticulations diverses. De « ciel étoilé au-dessus de [sa] tête », point, puisque l’atmosphère de l’appartement dans lequel se terre le génial auteur semble au contraire singulièrement confinée : lumière jaune et scène d’ouverture enfoncée dans une cave, à côté du linge qui sèche…
Survient le trouble, la conscience du spectateur – passagèrement superposée à celle du personnage principal, génialement campé par Laurent Poitrenaux – allant de remaniement en remaniement : la descente parentale (Michèle Moretti et François Chattot, criants de vérité), que l’on prend d’abord pour une entreprise de mariage pratiquement forcé, se révèle être une tentative d’intervention musclée, en vue d’une hospitalisation d’office. Mais la personne du psychiatre, que Bruno se refuse à envisager comme telle, plaît bien, pour une fois, au célibataire endurci, qui l’accepterait volontiers pour promise : « Elle regarde, avec ses grands yeux, parle très très peu, mais semble tout comprendre… ». Magnifique Camille Chamoux, à la féminité de laquelle on comprend que le fantasque auteur peine à renoncer… Mais quand est-il le plus fou : en percevant en elle la femme aimante et compréhensive ? ou en renonçant à son rêve et en ne voyant plus en elle qu’une thérapeute asexuée ? Est-il, comme elle le lui déclare pour tenter de repousser ses assauts, « en plein transfert » – et elle en plein contre-transfert, lorsque sa résistance faiblit ? Ou bien sont-ils tous deux un homme et une femme en train de vivre une rencontre bouleversante, qui les sauvera l’un l’autre ?… Et plus largement, qui sont les fous : Bruno, muré dans son improductivité et sa vie à la dérive, ou les parents qui prétendent tout reprendre en main, oubliant que leur grand fils est libre d’organiser ou de désorganiser sa vie comme il lui chante ?
Et si tout ce scénario n’était que le retour à l’écriture de l’auteur, puisant son inspiration dans le gisement de sa propre existence ? Prendraient alors sens les nombreuses scènes rejouées, en flash, non plus seulement possibilités du réel entrevues par Bruno mais bien plutôt pistes brièvement envisagées, puis abandonnées par l’auteur…
Le film se referme sur un ultime plan glaçant, aussi calme que terrible, plongeant à la verticale dans l’enjeu de la paranoïa, et soulevant ce questionnement radical : toutes les persécutions, même les plus redoutables, ne sont-elles pas préférables au pur et simple abandon ?
Qui a vu le très troublant documentaire, « Sainte-Anne, hôpital psychiatrique », tourné en 2010 par Ilan Klipper, sait que les questionnements qui s’exposent ici, à la faveur de cette fiction virant au drame et au cauchemar, tournent depuis longtemps dans l’esprit du réalisateur et n’ont pas fini de tourmenter notre société.

Autres séances : sam 1/09 à 16h, dim 2/09 à 20h30, lun 3/09 à 18h, jeu 6/09 à 18h, ven 7/09 à 18h au cinéma Les Lobis.

Les 17 et 24 septembre au cinéma Les Lobis – BLOIS
C’est bien assez d’être fou, le 17 septembre, film précédé d’un ciné rencontre avec Antoine Page cinéaste et Cathy Beauvallet, directrice de l’Etic, artiste plasticienne. Ce film issu de la rencontre entre Bilal, street artiste et Antoine, réalisateur, qui vont à Vladivostok en camion. Ils dessinent et filment pendant ce voyage.

C’EST ASSEZ BIEN D’ETRE FOU

Au volant d’un vieux camion des années 1970, Bilal, street artiste, et Antoine, réalisateur, se sont lancés dans un voyage de plusieurs mois jusqu’aux confins de la Sibérie. Au fil des pannes du camion et des rencontres avec les habitants s’improvise une aventure qui les mènera des montagnes des Carpates au cimetière de bateaux de la mer d’Aral, d’Odessa à Vladivostok. Un voyage artistique, alternant dessins et vidéo, entre road-movie et conte documentaire.

Genre : Documentaire
Durée : 01:49:00 Réalisation : Antoine Page
Mur, murs, documentaire d’Agnès Varda, sur les peintures murales de Los Angeles. Diffusé le 24 septembre, il est précédé d’un ciné discussion animée par Cathy Beauvallet. Les séances sont précédées d’un court-métrage.
Mur Murs
Mur Murs est un documentaire sur les « murals » de Los Angeles, c’est-à-dire les peintures sur des murs de la ville. Qui les peint. Qui les paye. Qui les regarde. Comment cette ville, qui est la capitale du cinéma, se révèle sans trucage, avec ses habitants par ses murs murmurants. Les murs californiens parlent à une française qui les découvre.