Lundi 1er octobre 2018 de 21h à 23h à la Haute-pièce, rencontre avec Gwenola GHANES autour de « Clinique d’ici, clinique d’ailleurs : mais qui est l’étranger ? Entre migration et humanitaire, le psychologue au risque de l’interculturel. »

Faire le choix de partir en tant que psychologue à l’étranger, dans un cadre humanitaire nous invite à repenser notre positionnement et notre rôle, métisser nos pratiques et faire l’expérience de l’altérité.

Mais d’abord, qu’est-ce que peut être le rôle du psychologue dans une mission humanitaire, où les préalables sont l’urgence et la rapidité d’intervention, auprès populations avec des besoins vitaux multiples ? Quelles vont être les objectifs et les limites d’une telle intervention? Comment penser un dispositif de soin quand on est étranger et que les codes et les mécanismes sociaux (et souvent aussi politiques) à l’œuvre restent un mystère ? Que vient mobiliser cette rencontre avec l’étrangeté ? Et quelle place donner à l’interprète ?

 D’une manière plus générale, en quoi une expérience à l’étranger de ce type peut venir changer notre regard sur nos pratiques ici, dans un cadre interculturel avec des migrants ou personnes issues de l’immigration, mais aussi dans une cadre plus global de rencontre avec l’autre, le différent, l’étranger ?

C’est en partageant son expérience d’expatriation, expérience qui vient éclairer sa clinique actuelle, que Gwenola GHANES vous propose de réfléchir à ces questions.

Gwenola GHANES est diplômée de l’École des Psychologues Praticiens de Paris en 2005. Après une première expérience auprès d’enfants handicapés dans une association à Paris, elle s’engage dans le domaine humanitaire. Elle travaille alors comme psychologue auprès de populations diverses et variées. Elle intervient par exemple directement auprès des populations et/ou auprès des équipes, au sein de camps de  réfugiés, dans des bidonvilles ou encore d’hôpitaux avec des ONG telles que Médecins Sans Frontière, Action Contre la Faim, Handicap International. Elle exerce également en consultance ou encore comme psychothérapeute en libéral, en fonction des contextes. De retour en France après une dizaine d’années d’expatriation, elle est désormais en poste dans une clinique psychiatrique en Touraine (Clinique de Vontes et Champgault).